L'enfant de quartier dans les années 70 à l'homme de 2010  (Page 1) posté le lundi 28 décembre 2009 20:50

Souvent, il m'arrive de penser à mon enfance, à ma vie, mes échecs, mes réussites, mes regrets, mes erreurs de parcours, mes mensonges, aujourd'hui je suis dans ma quarantaine, marié- divorcé et de nouveau en couple avec cette femme patiente et formidable et deux enfants Allison et Alexandre. Cette envie d'écrire pour laisser une trace à mes enfants afin qu'ils apprennent à mieux me connaître à travers les étapes de ma vie. Aujourd'hui, responsable en Sécurité Incendie, après avoir vécue des moments de joie, de tristesse, de galère, de souffrance, l'enfant de cité que j'étais, aurait pu mal tourner, et c'est plutôt l'homme qui a vrillé à 39 ans, de la création d'entreprise à l'adultère et au divorce, de la garde à vue à la comparution en correctionnel pour contrefaçons de CD pour finalement être acquitté suite à ma bonne foi  et  sans aucune comdamnation , toutes ses étapes surmontées pour l'amour de mes enfants et de ma femme.

Pas évident de se rappeler mais étrangement des images et des souvenirs de mon enfance remontent à l'age de cinq ans, nous sommes en 1972, j'ai un frère Michel, Papa, Maman, ma mamie vie aussi avec nous, mes origines espagnoles par ma mère '' Andalouse '', mon père lui est pied-noir né en Algérie. Mon quotidien à cinq ans est comme tout les gamins de cet age à Vaulx en velin dans une cité HLM, les mercredis et les vacances scolaires, rester à la maison à jouer avec des copains qui habitent le même immeuble, une copine Nathalie qui vient aussi chez moi pour jouer, avec elle c'est plus sage , avec les potes c'est plutôt d 'embêter ma mamie qui finit par se fâcher et nous sortir de dessous le lit, de mes parents avec un balai, sous lequel on se cache, ça nous amuse, sinon nos jouets, soldats, cowboys, indiens et des batailles sont organisés dans les espaces libres de l'appartement, chambres, salon, couloir. Mon meilleur pote c'est Mohamed, on est toujours ensemble, on joue au foot dehors en été contre le mur de l'immeuble, aux billes avec des parties interminable, je me souviens pendant ce temps mon père est dans sa cave, il bricole, on lui demande un kart, il le fabrique, une planche, des roulettes de patins, une corde avec un système simple pour la direction des roulettes et ça pour nous c'est énorme, sinon on joue avec les chariots des grandes surfaces et bien-sur un vélo, bon, par pour tout les gamins du quartier, j'ai ce privilège et cette fierté et tout ça je le partage aussi avec mon frère Michel, qui lui aussi à son pote, Éric, et pendant ce temps ma mère prépare les repas, mais bien sur il y a aussi l'école et les voisins. Nos voisins de palier, déménagement, une famille simple avec deux gamins, de nouveaux voisins arrivent, une famille avec une dizaine d'enfants, au fil des années il y en aura 14.

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L'enfant de quartier dans les années 70 à l'homme de 2010  (Page 2) posté le lundi 28 décembre 2009 20:59

La maternelle et oui pas beaucoup de souvenirs, à part les conneries, les bagarres, comme ce jour ou je me bat dans la cour et je finis avec un bras cassé, mais c'est rare quand même! je suis plutôt actif comme un gamin de cinq ans, mais pas violent. A six ans c 'est la grande école, je rentre au CP, une année exceptionnelle, que des bonnes notes, pour mes parents c'est une fierté, eux qui n'ont pas eu cette chance d'apprendre ou très peu comme pour mon père qui a du arrêter à 12 ans, pour travailler. A sept ans mes parents m'inscrivent au sport, au basket-ball à l' UBVaulx, je commence en catégorie poussin, une première année de débutant qui s'en suit par des années de compétition en championnat du rhone, mais pas de trophées, de bons parcours en poule et toujours en échec dans les phases finales, quand à mes performances elles sont des meilleurs dans l'équipe malgré ma petite taille certainement liées à ma vitesse et ma main gauche, des regards admiratifs des parents de coéquipiers, mes parents ne viennent pas me voir jouer ou très peu, non pas qu'il ne s'y intéressent pas mais plutôt pour ne pas déranger, mon père ne conduit pas et ma mère n'a pas un bon français et se retrouver parmi des parents d'une autre génération et d'un autre niveau social ne leur correspond pas et me laisse penser, aujourd'hui, qu'il y a dans ce comportement un complexe d'infériorité qui à mon avis n'existait pas, c'est juste un ressentit de leur part, mais bon on s'y habitue après tout, et les rares fois ou j'ai pu les voir, c'était comme un événement, mon père enfilait son costume et ma mère sa plus belle robe, la même chose pour mon frère au Basket un phénomène !, seule différence c'est que lui des trophées de champion du rhone il en a remporté, et lui aussi fait parti des meilleurs de l'équipe, voir le meilleur avec sa grande taille et sa corpulence d'un grand costaud, bien encadré, qui lui vaut par la suite des sélections du rhone et du lyonnais, quand à moi je suis pré-sélectionné, une première fois, mais maudit soit la chance, je me foule une cheville dès le premier jour et la suite on la connait, je n'attend pas à recevoir de courrier pour participer au compétition des sélections du rhone. Je me souviens d'une compétition en club, La coupe de France, qui procurait un plaisir hors du commun pour les gamins que nous étions, gagner et passer les tours pour se déplacer de plus en plus loin et voyager, moi qui vais très peu en vacances avec mes parents, jusqu'à l'age de 17 ans seulement 2 fois en Espagne, en camping à Cambril, vers Barcelone. Je n'ai jamais manqué de rien, mais le peu que j'ai suffit pour me rendre heureux, au basket comme dans mon quartier 'la grap'. Mes souvenirs dans ce quartier sont souvent liés à l'amitié, à l'amour, aux émotions et la nostalgie que j'ai gardé en moi aujourd'hui en repensant à tout ces moments de la vie alors que j'étais qu'un gosse d'ouvrier vivant modestement avec cette éducation simple que j'ai reçu, mes parents ne se sont pas trompés dans leurs simplicités et leurs gentillesses envers mon frère et moi peut-être parce qu'on représentait leur réussite dans la vie,eux qui se sont rencontrés sur le tard en 1964, ma mère qui travaille comme 'bonne' chez des bourgeois dans le 6eme arrondissement, pas femme de ménage mais vraiment 'bonne' nourrit, logé pour un salaire de misère et mon père rapatrié d'Algérie en 1962 arrivé en bateau comme on le voit de temps en temps dans les documentaires TV de ses français d'Algérie qu'ici se font traiter de 'bougnoules' comme me le racontait souvent mon père et je sentais bien qu'il y avait dans ses propos une certaine rancœur d'avoir quitter son pays, toute sa vie laissée 'la bas' en arrivant sur le territoire à 39 ans, j'imagine le déboussolement, la solitude, passer de la terre au béton, vivre dans un studio avec sa mère, trouver un boulot, refaire sa vie à quarante ans mais le bonheur d'une rencontre arrive en 1964, un premier enfant en 1965, Michel et moi en 1967, mon père cet ouvrier d'usine ' l'homme de la maison ' qui ne conduit pas, qui part trimer en mobylette à 4 heure du matin été comme hiver sans jamais se plaindre, 20 ans de sa vie en France dans le monde du travail pour arriver à sa retraite en 1983, alors que je n'ai que 16 ans, pour mes potes mes parents ressemblaient plus à des grands-parents, toute cette enfance me fait rappeler aussi que mon père a une famille, Manuel un des frères marié à une française, je dis une française parce-que ma mère est espagnole et parle très peu notre langue, fait des efforts, s'améliore, nous lui parlons en français, pas pour qu'elle apprenne, juste parce-que nous ne parlons pas espagnol chez nous, du moins nous ses enfants, pas mon père et ses amies espagnoles du quartier avec qui elle passe des heures autour d'un café à la maison. Revenons au frère Manuel d'une mentalité différente de celle de mon père, stricte dans son éducation avec ses cinq enfants, je constatait bien qu'ils étaient différents, sage dans leurs pantalons et chemisettes, droit dans le comportement, pas d'excès, pas très bavard, certainement guidés ou menacés par ce père pourtant si gentil avec nous. Il y a aussi Joaquim, un autre frère, lui, c 'est le bon pied-noir tout comme sa femme Lucienne et ses parents qui sont aussi ici ' les Fuentes', ça respire la joie de vivre un peu la même éducation que nous avons reçu.

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L'enfant de quartier dans les années 70 à l'homme de 2010  (Page 3) posté le lundi 28 décembre 2009 21:06

L'amitié prend aussi une place importante dans mon enfance par la simplicité des choses, s'amuser au gendarmes et aux voleurs dans le quartier, ou à organiser des tournois de foot avec tout ses mômes qui grandissent dans le même environnement, mais pour nous c'est normal, tout les enfants sont comme nous, mais moi qui pratique le basket en club je voyais bien qu'il y avait autre chose, des familles dans des maisons, des parents entrepreneurs ou patrons avec des revenues bien supérieurs, mais grâce à mes qualités de bon joueurs dans l'équipe j'étais accepté, ouf ! , non mais sans blagues c'est dramatique comme comportement, imaginez le contraire nul et pauvre ! Heu... je dirais plutôt ' issue de famille modeste ', c'est moins dévalorisant. J'avais les potes du basket et de la rue, les potes du quartier de 'la grap', c'est les délires dans les digues pendant les beaux jours d'été, entre sept et dix ans, aller voler du MaÏs dans les champs, les faire griller sur un chariot de grande surface, avec toutes mes potes d'origines diverses. Je me souviens de cette journée ou on organise un gouter ensemble dans une cave abandonnée, chacun doit ramener quelque chose, mais finalement, je ne sais plus comment, on se retrouve dans une station service et nous prend l'idée de voler des friandises pour ce gouter, quel désordre dans ma tête, pour la première fois je me retrouve seul avec moi-même, quel panique et surtout que ça me correspond pas, mais bon qui ne l'a pas fait au moins une fois dans sa vie, rien de bien grave... enfin le moment est venue de passer à l'action, devant tant de choix et dans ma peur, je glisse un paquet de gruyère sous ma veste alors qu'on avait prévue des friandises, enfin peu importe le gouter s'est fait avec des tablettes de chocolats que mes potes ont volé et avec mon paquet de gruyère ! Il y a aussi d'autres mauvais moments, je me rappelle d'avoir piqué de l'argent dans le porte monnaie de ma mère pour m'acheter chez le buraliste des vignettes autocollantes de foot pour mon album 'paninni', me retrouver à demander pour 200 francs de vignettes avec l'étonnement du buraliste, cheveux grisonnant, me demandant qui m'a donné cette somme d'argent, de peur j'ai rien acheté et j'ai rendu l'argent à ma mère et lui avouant au lieu des les remettre discrètement dans son porte-monnaie, le buraliste connaissait mes parents, je n'avais pas d'autres solutions. Il y a aussi l'amour ou plutôt des sentiments amoureux que je découvre en aout 1977, elle s'appelle Nadia, elle est en vacance, c'est la cousine de mon pote Mohamed, elle est belle, brune et souriante, la joie de vivre, on s'entend à merveille, mais elle ne fait que passer, elle repartira en Algérie et voilà, rien ne se passera, normal on est si jeune, juste que ce moment je l'ai pas oublié, en tout cas je m'en rappelle comme si c'était hier, pendant ce mois d'aout 1977, c est la circoncision de Mohamed, une grande fête, je découvre un aspect de la religion musulmane, un repas copieux, couscous à volonté, assis à même le sol autour de ce plat pour le reste de l'acte je suis trop petit pour comprendre en tout cas quelle ambiance conviviale. Comment oublier des évènements marquant, toute ses familles avec qui j'ai grandi, un quartier propre dans ses années 70, mais les choses se dégradent à la fin de cette décennie, voitures volées, rodéo, flics en chasse, bagarres de rue entre voyous et flics, caillassage de fourgons de flics, des faits que j'ai vu de mes propres yeux, dans l'insouciance du danger que j'encourais à m'exposer tout près à regarder ça comme si c'était un spectacle, tout allait trop vite, pourquoi ce changement en si peu de temps dans ce quartier, j'en sais rien, j'ai à peine 10 ans et franchement c'est pas mon problème. Ma préoccupation c'était le sport, le basket que je pratique, le foot dans le quartier et à la télé, comme en 1978, la coupe du monde en Argentine, la première pour moi, la France y participe, ses joueurs que j'admirais, Christian Lopez, Marius Trésor, Dominique Bathenay... , pas de bons résultats pour eux , peu importe pour moi j'en garde un merveilleux souvenir, l'Argentine sera championne du monde avec un Kempes des grands jours, dans ce stade avec tout ses confettis volant, magnifique.

Christophe, Gilles, Patrice, Boualem, Stéphane, Amar sont mes potes du basket quand ils m'invitent chez eux c'est pour jouer au basket dans leur cour équipée d'un panneau de basket sauf pour Boualem et Amar, eux viennent aussi de cité HLM. Petit dèbe, Philippe, coucou, Rachid, Mohamed, Raphaël, Kamel et bien d'autres ceux du quartier, ou tout est permis, la rue c'est notre jardin, Rachid qu'on appelait météo, pour un tic qu'il avait avec ses yeux à regarder le ciel, est en classe de CM1, la pire année pour moi, sous son influence je deviens le cancre de la classe, je me souviens d'une vogue qui s'installe quelques jours sur la place du marché, et me voilà à faire l'école buissonnière toute une matinée, quelques jours plus tard mes parents reçoivent une convocation pour absence non justifiée, M. Kalfon, mon instituteur, d'une rare sévérité, qui me convoque souvent à huis-clos, rencontre mon père, devant l'école et lui signale mon absence ce jour de vogue, c'est la première et dernière fois que mon père me décolla une gifle devant l'instituteur, pour lui c'est insupportable d'être convoqué à l'école, lui qui n'a pas eu cette chance d'être scolarisé bien longtemps, je n'ai plus recommencé et ce Rachid, plus fréquenter en CM2. Pendant ce temps mon frère brille d'exploits au Basket, jusqu'au jour ou il se retrouve en sélection avec les meilleurs joueurs de la région, L'ASVEL grand club français le repère, des recruteurs viennent rencontrer mes parents à la maison, autour d'un café, ceux la, vantent les qualités de mon frère, afin de les convaincre de le laisser signer à L'ASVEL, quelle fierté pour mes parents, mais rien ne se fera, mon père ne conduit pas, et voilà que le syndrome d'infériorité revient, qui va l'accompagner aux entrainements à Villeurbanne, pour eux c'est le bout du monde, à Vaulx c'est tout à coté, il y va à pied et puis l'école c'est bien plus important à ses yeux qu'une hypothétique carrière dans le basket.

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L'enfant de quartier dans les années 70 à l'homme de 2010  (Page 4) posté le lundi 28 décembre 2009 21:11

Une page se tourne en 1979, nous déménageons, des nouveaux HLM, sont construit à 500 mètres, quel grand déménagement ! Mais tout est plus moderne, l'ascenseur des boites aux lettres neuves etc..., nous habiteront au 8ème étage, mes parent se décident à installer le téléphone, changent de canapé, une nouvelle télé, c'est le début de leur réussite sociale, enfin ça en a l'air, ou plutôt le sacrifice des vacances d'été, avec presque rien je grandis heureux, c'est bien l'essentiel. Il en resta plus grand chose de ' la grap ', pourtant tout à coté mais déjà si loin, mon pote Mohamed, je ne le vois plus, comme tout les autres. J' apprend quelques mois plus tard le décès de Kamel, le grand frère de mon pote Mohamed, la délinquance de '' la grap '' la emporté sur lui, vol de voitures qui se termine mal pour lui, il serait tombé dans le rhone, il avait 15 ans. Je rentre au collège 'les noirettes' en 6ème cette année la, j'ai douze ans, je retrouve un coéquipier du basket, Christophe, on est dans la même classe, tout se passe à merveille dans les premières semaines, ensuite tout bascule, je change de fréquentations, et me voilà à faire le con, en classe de devant je passe derrière, comme ce fameux jour, pour me faire remarquer, j'explose un pétard en classe... et me voilà convoqué chez monsieur le directeur, avec chance pas de renvoi, mes parents ne seront pas prévenus, mais rien ni changera, sauf en sport ou je m'illustre dans les disciplines du basket, foot et athlétisme, celle-ci est ma préférée, plus haut en saut en hauteur, le plus rapide au 60 mètres, le plus loin en saut en longueur, l'année s'écoule et me voilà à retaper ma 6ème, disons que cette année la mes performances au basket sont toujours au top niveau, j'entends des bruits à mon sujet, je suis mis en valeur pour un avenir prometteur, et dans mon inconscient j'y crois. Que peut-il m'arriver, rien, je suis le meilleur, rappelons nous, j'ai que douze ans ! A la maison, tout se passe bien, je me fais de nouveaux potes, dans ce quartier, par le foot, Pascal, David, Éric, Abdelah, Nasser, Ennio et bien d'autres, on est tellement nombreux, que des tournois sont organisés, comme je suis le petit nouveau, on me place dans les cages comme gardien de but, peu importe, l'essentiel c'est d'avoir des nouveaux potes et par la force des choses, je deviens le meilleur gardien du quartier, ceux qui jouent en club, me conseillent de les rejoindre et que j'aurais ma place sans difficultés, mais ma préférence reste pour le basket. Été 80, voilà maintenant six ans que nous partons pas en vacances, ma deuxième année de 6ème se passe très bien et heureusement ce n'est qu'une répétition du programme, un nouveau pote, philippe, qui est de la 'grap ', de confession juive, on a treize ans, lui est plus viril que moi, je me souviens, que ses dimanche après-midi il les passent en discothèque, toujours 'la classe' dans ses vêtements, je constate que l'apparence prend une place importante dans ce monde, je fais des efforts dans la façon de m'habiller, mais je comprend aussi que c'est pas forcément à la portée de mes parents, ils font le maximum et je m'en accoutume très bien, et puis moi je ne vais pas en boite, ce gars la reste un mystère, aller en boite, pour y faire quoi ?, je préfère aller voir des matchs de basket, l'équipe sénior de l' UBVaulx, qui évolue en 3ème division, des soirées mémorables, à supporter notre équipe, sans oublier que cette année la, pour la premiere fois, je découvre le cinéma, mon premier film ce sera ' La boom' avec 'Sophie Marceau', mais mes meilleurs souvenirs resterons le petit écran avec ses séries américaines comme ''amicalement votre,Starsky et Hutch, bonanza, le saint, droles de dames etc...Et surtout je découvre la radio, l'arrivée des radios libre sur la FM, j'accroche tout de suite, me voilà passionné par ces émissions musicale, nouveautés import, cette période est funk, disco, je ne loupe pas une seule des émissions de ''Tempo'' le vendredi soir sur happy radio, radio panoramique, radio contact, radio plus, sont les autres radios avec ce nouveau ton de liberté, après avoir un petit lecteur cassette, mes parents nous offrent un chaine stéréo, quelle grand moment, ça ne s'oublie pas, gamin à la 'grap ' j'avais un tourne disque des années 70, quelques vinyles espagnoles, mais j'adorais les faire tourner sur la platine. Ce début de passion prendra le pas sur le collège que je quitte à la fin de ma 5ème, personne ne comprend ma décision dans le cercle familiale, du discours moralisateur de mon frère, à la fatalité de mon père, ma mère ne donne pas trop son avis, elle qui n'est jamais aller à l'école n'y voit pas quelque chose de bien important. Pour moi, ce sera un L.E.P, lycée d'enseignement professionnel, pour me former au métier de menuisier afin d'obtenir un C.A.P, un diplôme qui à l'époque n'a pas trop de valeur, mal considéré, mettre un bleu de travail c'est déjà situer votre niveau intellectuel et social, tu seras pauvre toute ta vie, peu importe, j'apprends ce métier, je rencontre Laurent, avec qui je passe ces trois années j'échoue aux examens, je n'ai pas mon C.A.P, et cette passion pour la musique m'envoute complètement, jusqu'à l'age de 16 ans j'empile des enregistrements sur cassette de mes émissions préférés, et puis ces DJ, qui jouent, mixent, tout ces vinyles devient un obsession pour moi, plus tard je serai DJ ! Comment l'expliquer, alors que chez moi personne n'a cette fibre pour la musique, peut-être un cousin, Robert musicien hors-pair, l'accordéon, bon rien de bien '' classe '' vous me direz, mais quand même ça se respecte, et surtout vous brillez pour les fêtes de Noël, ou les repas de famille, vous existez, on vous donne de l'importance, on vous admire, j'avais peut-être envie de briller moi aussi, et puis à 16 ans, quand on est pas née avec une cuillère en or dans la bouche, on vit de rêves en attendant qu'ils deviennent réalité, mais ma réalité c'est le présent, l'avenir, l'école, après mon échec je me dois de trouver, une nouvelle formation et en cherchant dans les journaux, je tombe sur une formation en alternance sur deux ans pour être '' magasinier vendeur dans l'automobile, aboutissant à, encore, un C.A.P, de toute façon rien ne m'intéresse, mais disons que cette fois ci je serais, indemnisé un minimum, pour moi ce sera beaucoup et suffisant, pour assouvir ma passion pour la musique. Dans cette ambiance familiale ou tout se passe bien, mon frère a son Bac B, les études se profilent pour lui, l'université pour préparer un DEUG en science économique, faisant certainement le bon choix, alors que je galère mais je sauve ma face avec cette formation grâce au coté pécunié, pour mon père, lui qui ne jure que par le travail et l'argent, s'efforce de nous encourager l'un et l'autre dans nos choix, quoi qu'il en soit, il va falloir que je me débrouille pour ne pas être trop à la traine par rapport à mon frère, quelque part c'est une source de motivation. Mais ce sacrifice, je ne peux pas l'assumer, le voir bosser sur son bureau comme un acharné, non, c'est pas pour moi, à l'age de tout les vices, les filles, comme tout adolescent de 17 ans, je cherche à séduire, mes premières expériences confuse, entre l'amour, les sentiments et le sexe, n'aboutiront à rien de bien sérieux, je me souviens de Nathalie, pas cette petite copine quand j'avais à cinq ans, elle, doit avoir 15 ans, j' habite au 8ème je passe du temps à la fenêtre, et je la vois souvent passer, sur le parking pour se rendre chez elle, je repère sa maison en face dans ce lotissement, implanté au milieu de cette ZUP, et bientôt elle deviendra ma petite amie, une petite amourette qui aura de grandes répercutions, plus tard, dans ma vie professionnelle, mais le plus important reste ma vie quotidienne avec Ennio, mon pote d'origine italienne, qui m'invite à partir en vacances avec lui en Italie à Foggia, un mois complet, moi qui ne part jamais en été, c'est une chance comme me l'avouera mon frère, quelques années plus tard, nous sommes en 1984, une année plus tard j'aurai 18 ans, rien d'exceptionnel pour moi, j'ai l'impression de les avoir depuis bien deux ans, je suis salarié et mon environnement professionnel est adulte.

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L'enfant de quartier dans les années 70 à l'homme de 2010  (Page 5) posté le lundi 28 décembre 2009 21:15

Mais avant ma majorité, je passe mon baptême discothèque, mon pote Philippe qui lui est coiffeur en formation, dans un salon au quartier de la '' grap '', et en allant lui rendre visite, me présente sa patronne une belle femme de 23 ans, je suis comme un petit adolescent en plein fantasme devant tant d'élégance, avec ma timidité devant cette femme, j'en perd mes moyens, mais quelle surprise quand Philippe m'annonce que cette belle femme aimerait me revoir samedi soir à l'occasion de leur sortie en '' boite ''. Imaginez vous, ma première sortie en boite, avec en plus une invitation proposée par cette femme, moi qui n'ai que 17 ans, il va falloir que je bluffe un peu, en arrivant devant la boite et faire l'habitué des lieux, mais je vous rassure dans ces moments la, tout vient naturellement, et cette invitation n'est pas sans calcul de sa part, et ce qui devait arriver, arriva, me voilà embarqué dans cette aventure d'un soir, qui se poursuivra quelques jours, quatre jours de folie, à en oublier que ma mère attend mon retour, le matin même, à une époque sans téléphone portable, pas de moyen de communication, occultant complètement l'inquiétude de mes parents, mon retour se fera dans la douleur, d'un père en colère, insultant cette femme de ''pute'', et qu'il fallait mettre rapidement un terme à cette relation. J'ai rarement vu mon père aussi énervé, mais il pouvait me faire confiance, ce n'était, pour moi, qu'une aventure, la prochaine je serai mieux organisé, afin de ne pas perturber mes parents. C'est en 1985, j 'ai 18 ans, que je commence à prendre goût aux sorties en discothèque, le dimanche après midi, et le samedi soir bien sur, ça se passe du coté du 'moulin rouge', en région lyonnaise, moi, qui écoute la radio avec cet animateur, Éric Clair, DJ résident dans cette boite, Platines vinyle, table de mixage, comme j'en rêvais, le maitre des lieux, mixer au tempo, j'en suis complètement retourné, à la limite de la jalousie, finalement je passe plus de temps à l'admirer, qu'a danser, je me prendrai bien à sa place, mais comment a t-il fait, je sais pas chose de ce milieu, faut que j'aille lui demander, mais mon putain coté fier m'empêchera de me rabaisser et de lui donner de l'importance, plus tard un de ses amis me dira qu'il à commencer chez lui dans sa chambre à l'age de 15 ans, il possédait du matériel, donc pas du même niveau social que le mien, mais ma motivation fera de moi en une année un petit DJ de quartier, en investissant un peu je commence à me payer des platines d'occasion semi-pro, je passe tout mon fric, dans l'achat de vinyles import, chez Number One DJ, boutique située à Lyon. Avec Abdelah, un pote du quartier '' les Noirettes '' au mas du taureau, on organise des Booms, ma vie est une multitude d'activité, partager entre le sport, la musique, les filles, les soirées entre potes, je me souviens d'avoir deux bandes de potes, une plutôt gentil et l'autre déraciné, le début je pense, de la haine du système.....MERCI d'avoir lu , La suite pour bientot.

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